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LE ROC SAINT ANTOINE UN SITE REFUGE DEPUIS LA PRÉHISTOIRE |
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Une forteresse naturelle grâce aux falaises basaltiques. |
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Il s'agit d'un site exceptionnel ayant livré lors des fouilles du début du siècle un mobilier archéologique hors du commun. Les premières recherches archéologiques ont été menées par Delort en 1904, puis par Pagès-Allary de 1908 à 1912. Des sondages de vérification et d'évaluation ont été effectués en juillet 2000, ils confirment les données archéologiques du début du siècle. Une occupation du néolithique à la fin de l'époque gauloise.Ces fouilles attestent une présence humaine importante sur l'ensemble du rocher à partir du Néolithique moyen, puis au Néolithique final. Les céramiques de l'âge du Bronze moyen et du Hallstatt moyen sont elles aussi abondantes. Le neck connaît une occupation très intense durant la Tène III finale, soit immédiatement avant et pendant la Conquête romaine. Les céramiques et les monnaies au nom d'EPAD et MOTVlDI attestent de la mouvance arverne de ce site de hauteur. Chastel est un des sites les plus méridionaux ayant livré de la céramique d’Argonne. Le site semble quasiment déserté après la Conquête, même si quelques objets isolés (fragment de statuette de Vénus en terre blanche) attestent la fréquentation du lieu. |
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Une occupation militaire à la fin de l'Antiquité.L'occupation de l'Antiquité tardive apparaît particulièrement dense et riche. Une nécropole des IV-VII°siècles a été mise au jour dans l'ensellement au nord par Pagès-Allary : "C'est dans une tombe mérovingienne qu'a été trouvé, dans un cadre de pierres spécialement disposées pour le protéger, à côté d'un crâne épais et de fortes dimensions (...) un bassin à bord perlé hors d'usage malgré une réparation de fortune". Le mobilier métallique (éléments de ceinturons militaires romains du dernier tiers du V° siècle) découvert dans et autour de cette nécropole signale la présence d'une garnison impériale, jusque autour des années 400. Il est possible qu'il ait existé un lieu de culte chrétien sur le rocher dès le V° siècle. Les inhumations se poursuivent dans le même secteur à l'époque mérovingienne, période durant laquelle l'occupation du rocher est intense, notamment sur l'arête centrale. Il est probable que la vocation castrale et seigneuriale de Chastel ait connu une continuité jusqu'à l'époque féodale. Or le site de Chastel occupe un endroit particulièrement stratégique, entre les vallées de l'Allagnon et de la Santoire. Son altitude élevée permet de surveiller tous les abords du volcan cantalien au nord, à l'ouest et à l'est, ainsi que de verrouiller les communications vers le sud et la région d' Aurillac, notamment par le col de Cabre. Au pied du rocher passait l'itinéraire ancien reliant le bassin de Murat et la vallée de la Santoire, voie transversale permettant d'atteindre le massif montagneux. C'est sans doute de cette vocation militaire du site que vient le toponyme « castellum » qui deviendra plus tard le nom de la famille seigneuriale du XI°siècle. |
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Un important château du XI° siècle faisant suite au "castellum" du haut Moyen Age.Une famille seigneuriale portant le nom du site, sans doute liée aux vicomtes de Clermont, est connue au XI° s. grâce au cartulaire de Conques: vers 1061-1062, un certain "Rodbertus de Castello" fait une série de donations à Conques, notamment l'église de Valuéjols, l'église et la villa de Tanavelle et de nombreux manses situés dans cette partie de la Planèze, notamment dans le secteur de Paulhac. Le dernier représentant de cette famille est mentionné au début du XIV° s. Sans doute les "vicomtes de Murat" sont issus à l'origine de la famille de Chastel, la branche de Murat étant devenue prépondérante, alors que Chastel -alias Lesbros- ne sera bientôt plus qu'une châtellenie rattachée à la vicomté de Murat. Rien ne subsiste en élévation de ce château qui était situé de part et d'autre de l'église (chapelle) romane, à l'emplacement de l'actuelle croix et en contrebas. |
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